Parlons qualité du lait
Saviez-vous qu’environ 85 % de mes interventions à
la ferme pour des problèmes de bactéries sont
causées par la température de l’eau
qui n’est pas conforme? En effet, la température
de l’eau n’est jamais assez élevée.
Vous devez savoir que pour chaque cycle de lavage les températures
suivantes sont recommandées :
1er cycle (rinçage)
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35 °C à 50 °C |
Le but du rinçage est d’enlever les résidus
de lait, de réchauffer le lactoduc et de permettre
au savon de bien travailler au cycle suivant. Si l’eau
est trop froide le gras colle sur les parois du lactoduc,
alors que de l’eau trop chaude y fait cuire la protéine.
2e cycle (savon)
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72 °C à 77 °C (selon
les indications du fabriquant de savon) au début
du lavage |
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48 °C à 50 °C en fin de lavage |
Le rôle du savon alcalin est de dissoudre les graisses
et celui du chlore contenu dans le savon est de dissoudre
les protéines. Si l’eau en fin de lavage est
trop froide, les graisses vont se redéposer sur les
parois. Vous devez donc vous assurer d’avoir de l’eau
très chaude en début de lavage.
3e cycle (acide)
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43 °C à 50 °C |
Son rôle est d’enlever les résidus de
savon et l’ajout d’un acide permet de prévenir
les dépôts de pierre à lait. Vous devez
ajouter de l’acide à toutes la traites car
cela laisse le pH du lactoduc à un faible niveau
entre les traites, ce qui diminue le développement
des bactéries. Cela aide aussi à conserver
les pièces de caoutchouc en bon état.
Désinfection au chlore
 |
35 °C à 50 °C |
La désinfection doit se faire idéalement de
30 à 60 minutes avant le début de la traite.
Si la température de l’eau est trop chaude,
le chlore peut s’évaporer.
N’oubliez pas qu’il ne faut jamais mélanger
le chlore ou le savon à de l’acide. Cela peut
occasionner des vapeurs toxiques qui peuvent être
dommageables pour votre santé.
En terminant, les normes de qualité étant
plus sévère depuis le 1
er août 2003,
il est d’autant plus important d’avoir de l’eau
chaude à la bonne température et en quantité
suffisante et aussi un système de lavage qui fonctionne
bien.
Pour plus d’information vous pouvez me contacter au
418 495-3068.
Marie-Hélène Labrie,
d.t.a.
Programme d’aide à
l’amélioration du comptage de cellules somatiques
Le sujet d’actualité en production
laitière : la qualité du lait.
On s’entend pour dire que la qualité du lait
ça commence à la ferme et ce, dans le système
mammaire de la vache laitière. Malheureusement, au
cours des dernières années, le comptage leucocytaire
des troupeaux laitiers du Québec a augmenté
au lieu de diminuer.
Comme nous le savons, un comptage de cellules somatiques
élevé est synonyme de pertes de revenus :
diminution de la production laitière et hausse des
coûts vétérinaires pour ne nommer que
ces conséquences-là.
Dans cette optique, Groupe Dynaco a décidé
de mettre sur pied un programme d’aide à l’amélioration
du comptage de cellules somatiques.
CONDITIONS D’ADMISSIBILITÉ À
CE PROGRAMME :
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La moyenne des cellules somatiques de
votre troupeau est supérieure à
500 000 et vous faites face à une pénalité.
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ENGAGEMENT DU PRODUCTEUR :
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S’inscrire au contrôle laitier
(s’il n’en fait pas déjà);
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Faire vérifier le système de traite
par le technicien VMST du PATLQ ou par un concessionnaire
accrédité d’équipements
de traite (une visite de vérification effectuée
au cours des 3 derniers mois sera acceptée)
et appliquer ses recommandations. |
 |
Faire prélever le lait de toutes les vaches
en lactation par le vétérinaire pour
fin d’analyses bactériologiques. |
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Suivre le protocole de traitement et les recommandations
de son médecin vétérinaire, suite
aux analyses bactériologiques. |
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Permettre que les résultats de la visite
VSMT ainsi que le rapport du vétérinaire
soient transmis aux personnes concernées. |
ENGAGEMENT DE GROUPE DYNACO :
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Fournir le support technique nécessaire
par l’intermédiaire de son conseiller
technique à la qualité du lait. |
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Verser une aide financière applicable sur
la vérification du système de traite
par le PATLQ ou sur l’analyse bactériologique
lorsque les résultats de cellules somatiques
seront conformes pendant 3 mois consécutifs |
Pour de plus amples informations, contactez Marie-Hélène
Labrie, d.t.a., conseillère technique à la
qualité du lait, au (418) 418 495-3068.
Les huit étapes du contrôle
de la mammite
| 1. |
Maintenir un environnement propre. Les
étables, les enclos et les stalles doivent
être propres et secs et la litière doit
être propre, sèche et abondante. |
| 2. |
Établir des mesures d’hygiène
et d’entretien régulières et complètes
en ce qui concerne l’équipement de traite. |
| 3. |
Pratiquer de bonnes méthodes de traite. |
| 4. |
Établir un programme de routine pour les
vaches au tarissement permettant de traiter tous les
quartiers de toutes les vaches et de leur procurer
un logement et une alimentation adéquats durant
cette période. |
| 5. |
Identifier et caractériser les nouvelles
infections de la glande mammaire en faisant des analyses
bactériologiques du lait des vaches infectées.
Par la suite, faire un ordre de traite en fonction
des résultats obtenus. |
| 6. |
Éliminer les vaches présentant des
infections de mammite chroniques qui ne réagissent
pas au traitement. |
| 7. |
Faire du contrôle laitier, du moins le comptage
des cellules somatiques. |
| 8. |
Garder des dossiers aussi précis que possible.
De bons dossiers permettent de surveiller les programmes
d’entretien du système de traite, la
production du troupeau, la santé y compris
le comptage des cellules somatiques du troupeau et
les programmes de traitement aux médicaments.
|
La méthode de traite
D’après une étude effectuée au
Wisconsin, on estime que de mauvaises méthodes de
traite peuvent causer de 70 à 80 % des problèmes
de mammites. Bien que la traite des vaches soit l’une
des tâches les plus routinières sur une ferme
laitière, la façon dont cette opération
est faite a une influence majeure sur la production du lait
et sur sa qualité. Toute technique de traite qui
exerce un stress sur les trayons ou sur le pis causera des
blessures et affaiblira la résistance de la vache
à l’infection.
Voici les étapes à respecter :
| 1. |
Se laver les mains :
des microbes comme staph.aureus peuvent vivre
sur la peau de vos mains et se transmettre aux vaches.
C’est pourquoi on vous recommande de vous laver
les mains avant de faire la traite. Idéalement,
le port des gants de latex est recommandé parce
que les microbes adhèrent beaucoup moins facilement
au latex qu’à la peau des mains surtout
si elles sont gercées. |
| 2. |
Les premiers jets : excepté
lorsque les trayons sont sales, il est préférable
de prendre les premiers jets avant le lavage. Pourquoi?
Parce que c’est la meilleure façon de
provoquer la descente du lait. De plus, on évite
ainsi de toucher aux trayons que l’on vient
de désinfecter. L’usage de la tasse filtre
est recommandé; ainsi vous détecterez
plus facilement la présence de caillots de
mammite indiquant la présence d’une infection
et vous éviterez de contaminer l’environnement
de la vache. De plus, ce lait est plus riche en leucocytes
et en bactéries. |
| 3. |
Lavage et essuyage des trayons :
Le lavage a pour but de diminuer la quantité
de microbes vivant sur les trayons ainsi que les risques
d’infections du pis. On doit utiliser de l’eau
à 55 °C car les désinfectants sont
plus efficaces en eau chaude et y ajouter la quantité
de lave-pis recommandée par le fabricant. Trop
de produit désinfectant peut provoquer des
irritations aux trayons et ainsi augmenter les risques
d’infection. Assurez-vous d’utiliser un
lave-pis compatible avec le bain de trayon (iode-iode,
chlorexidine-chlorexidine). L’usage de 2 serviettes
en papier est recommandé. On ne lave que les
trayons, pas le pis. L’essuyage est plus important
que le lavage car l’eau laissée sur les
trayons peut contaminer le pis et le lait. De plus,
l’essuyage constitue l’un des moyens les
plus importants pour réduire le nombre de cellules
somatiques et c’est probablement la méthode
la plus importante pour contenir la mammite causée
par les coliformes. Faites attention de ne pas contaminer
la serviette qui vous servira à essuyer le
pis. Une fois les trayons essuyés on ne doit
pas y toucher.
Le prébain de trayon est aussi
une bonne méthode pour désinfecter les
trayons surtout pour les troupeaux qui ont des problèmes
de mammites d’environnement. Pour appliquer
cette technique il est important que la très
grande majorité des trayons soit propre car
le désinfectant n’est pas efficace en
présence de fumier. On recommande la méthode
suivante.
On tire les premiers jets, on applique le bain de
trayons et on laisse agir environ 30 secondes. Par
la suite, on essuie les trayons vigoureusement et
on pose la trayeuse immédiatement. Vous devez
vous assurer d’utiliser un bain de trayon homologué
à cet effet afin d’éviter les
résidus dans le lait. |
| 4. |
Pose de l’unité de traite :
On pose l’unité de traite immédiatement
après l’essuyage, c’est l’idéal.
On doit plier les tuyaux à lait courts pour
éviter les sifflements. On s’assure d’ajuster
l’unité de traite tout au long de la
traite, si nécessaire. Cela favorise une traite
rapide et on évite ainsi les sifflements. |
| 5. |
Retrait de l’unité de traite
: On coupe le vide et on enlève l’unité.
On évite le massage du pis parce que les vaches
s’y habituent et cela rallonge inutilement le
temps de traite. De plus, une fois l’unité
de traite enlevée, on évite de la vider
du lait qu’elle contient en ouvrant le robinet.
Cette habitude favorise la formation de bouchon et
nuit à la traite des autres vaches car cela
cause des fluctuations de vide. |
| 6. |
Bain de trayons : On doit appliquer
le bain de trayons immédiatement après
le retrait de l’unité. L’incidence
de mammite serait réduite de 50 % à
80 % avec l’utilisation du bain de trayons.
Le bain de trayons peut jouer plusieurs rôles;
les voici par ordre d’importance :
 |
Détruire la population
de microbes contagieux vivant sur la peau des
trayons. |
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Adoucir la peau des trayons. Le bain de trayons
contient des émollients qui adoucissent
la peau (glycérine, lanoline). Une peau
plus lisse loge moins de microbes, est plus
facile à désinfecter et rend la
traite moins douloureuse pour la vache. |
 |
Aider à refermer le sphincter. Il y
a quelques années, on disait que c’était
le rôle principal du bain de trayons. |
Pour être efficace, le bain de trayons doit
être appliqué sur toute la surface du
trayon entrant en contact avec les tétines.
C’est pourquoi on recommande l’utilisation
d’un gobelet de trempage avec anti-retour afin
d’éviter de contaminer la solution de
bain de trayons. L’applicateur en jet n’est
pas recommandé car cela équivaut à
ne pas mettre de bain de trayons (selon le Conseil
national de la mammite).
N’oubliez pas que plus il y a de personnes qui
effectuent la traite, plus il devient primordial d’utiliser
une méthode de traite commune et très
rigoureuse. |